Besoins fondamentaux de l’homme

Besoins fondamentaux de l’homme

L’enfant

Celui que nous appelons « enfant » est notre semblable ! Il est « nous-mêmes d’un autre âge »… Tout homme a des besoins de base qu’il est vital de combler, alors que l’absence de satisfaction de ses droits, ses désirs, ses passions ne représente pas de danger immédiat.

L’enfant est UNE PERSONNE à part entière. Il est UN ÊTRE « un en trois » à l’image de son créateur DIEU (Père, Fils et Saint-Esprit).

L’enfant est un être en trois dimensions indissociables :

Être physique,  Être psychique, Être spirituel ou moral.

Nous ne pouvons pas séparer la personne de l’enfant de l’adulte qu’il va devenir seulement quelques années plus tard. Le temps passe si vite ! Ce futur « homme accompli et autonome » se construit de la conception à l’âge mature. Il est donc capital, pour nous les adultes, de répondre réellement aux besoins de l’enfant dans toutes les dimensions de son être.

Pour répondre aux besoins fondamentaux de l’enfant, qu’ils soient physiques, psychiques ou spirituels, il est bon de recenser les « endroits » de la vie à qualifier. Nous mentionnerons DIX POINTS (non exhaustifs) :

1. La relation entre enfant et adulte

2. L’aménagement de l’espace de l’enfant

3. Les cinq sens de l’enfant

4. Les besoins de base du petit enfant

5. L’enfant et le jeu

6. Le milieu de vie de l’enfant

7. L’enfant et la nuit

8. L’enfant et la parole

9. L’enfant et la lecture (puis l’écriture)

10. L’hygiène de l’enfant

A un moment ou à un autre, ces « endroits » de la vie de l’enfant, de notre vie, devront être reconnus et « aménagés » .

 

Qu’est-ce qu’un enfant ?

Un être physique

Les besoins de base (de fonctionnement) du petit enfant :

  • Dormir
  • Manger – sucer
  • Toucher – être touché
  • Prendre (pour) vers soi
  • Entendre – écouter
  • Voir – fixer
  • Exprimer – communiquer
  • S’exprimer

Remarque : Ces besoins de base (jusqu’à 4 ans) sont d’abord identifiés par une « gestuelle-langage ». Les démarches du petit enfant ne sont pas franchement relationnelles ; c’est plutôt le « tout et tous pour moi ».

Bien entendu, il ne s’agit pas encore de l’égoïsme.

 Les besoins de développement :

Apprentissage =  Dans un premier temps l’enfant découvre lui-même un certain nombre de lois de la nature. Par exemple : « ça fait mal quand je tombe », « Je mange tout seul avec mes doigts », etc. Dans un second temps l’enfant apprend l’ordre établi : « Maintenant il faut marcher », « Dis bonjour- dis merci – dis pardon… », « Ne plus sucer le pouce », « Manger proprement »…

Le vis-à-vis  (visage en face de visage) =  C’est un véritable dialogue qui s’instaure entre l’enfant et l’adulte (au départ la maman) par au moins trois moyens : le regard, le sourire (le masque), la caresse. De ce dialogue va ensuite découler la mise en place des limites (apprentissage de la liberté) par l’intervention du OUI/NON.

Un être psychique

Les besoins de base restent importants, mais se modifient, et certains (comme l’alimentation) sont rapidement contrôlés par l’enfant.

La vie intérieure se développe parallèlement à la vie physique.

  • Une relation d’autorité ( même si on sait qu’il y aura une déchirure à l’adolescence) doit être instaurée. Elle donnera à l’enfant une première idée de respect, de considération, et d’amour. Dire non est la plus belle preuve d’amour. Ce sera la sécurité de l’enfant.
  • Une relation de sécurité grâce à des adultes fondés, à la transmission absolument vitale de la paix et de l’ordre. Puis à partir de cette atmosphère, l’enfant intègre la fonction de liberté. Cette liberté est responsable. C’est un fondement de l’autonomie humaine.
  • Une relation d’attachement : en premier lieu un attachement à la maman ! Puis un attachement au papa, à l’entourage familier et régulier. La famille est l’élément fondateur de la vie sociale.
  • Ce type de relation passe par l’œdipe (selon Freud) et l’identification au héros.
  • Mais l’enfant grandissant, il a besoin d’une rupture. C’est la relation d’autodétermination = « Maintenant, c’est moi qui mange tout seul », « J’apprends tout seul », « Je sais », « Père, donne-moi ma part d’héritage ! », etc.

 

Un être spirituel

La découverte

Surtout dans une civilisation des médias, l’homme, et plus particulièrement l’enfant parce qu’il est encore fragile, a besoin de découvrir. Il doit pouvoir s’émerveiller/s’étonner à propos du beau (et du bien) et de l’imaginaire. C’est cela qui comble son cœur (être intérieur) !

Le petit enfant aime les histoires car il ressent du plaisir, du bonheur. Il apprécie les contes, les pièces de théâtre. Généralement, le film déroule un type d’images qui lui font peur ou le placent en situation d’angoisse.

La recherche du « sacré »

C’est la « recherche de Dieu »- complexe d’Eden. L’adulte ne peut pas évacuer les problèmes ou éluder les questions posés par l’enfant !

La culpabilité existe chez l’enfant comme chez l’adulte, parce que Dieu existe… Un étudiant a posé cette question à son professeur de philosophie : « Monsieur, pourquoi ne laissez-vous pas la Bible tranquille, et voulez-vous toujours la réfuter ? »; le professeur a répondu fort honnêtement : « Parce que la Bible ne me laisse pas tranquille… » !

 L’ouverture culturelle

C’est un besoin auquel il convient de répondre avec beaucoup de prudence. En effet, jusqu’à environ 25 ans, l’enfant s’adapte facilement au monde qui l’entoure. Il « boit » aisément les messages qu’il perçoit ou qu’il reçoit sans forcément les restituer (je fais allusion à la pudeur). Cependant, malgré les dangers, l’esprit de l’enfant doit être informé de ce qui se passe dans le monde. Sinon, il risque de s’isoler, de « tourner autour de lui-même »; il sera entre autres, une proie facile pour les sectes ! On sait qu’un enfant vit physiologiquement « relié » à quelqu’un, qu’il développe et équilibre son psychisme dans le cadre d’une relation bien définie et de qualité ; et enfin, que sa vie n’est ni végétale ni animale mais humaine, qu’un humain donc, ne vit pas pour survivre mais pour atteindre une finalité = DIEU !

L’enfant, pour atteindre cette finalité doit pouvoir croire en quelque chose, en quelqu’un (la recherche n’aboutit pas toujours, et pas forcément tout de suite, mais le rôle de l’adulte est de faciliter le chemin de sa quête).

 

Comment répondre aux besoins de l’enfant ?

Quelques pistes pour réfléchir et à exploiter sur la base de la pédagogie de l’accompagnement :

  •  ¨ Avoir conscience  que l’enfant a au moins la même valeur que nous, qu’il existe !
  • ¨ L’enfant a besoin d’une relation authentique et simple.
  • ¨ Il nous faut réaliser que répondre aux besoins d’un enfant, c’est l’élever. Exploitons des moyens tels que :
    • les jeux (manipulation, reconnaissance des formes, des couleurs, des poids, placement dans l’espace, repère dans le temps…)
    • le langage (chant, divers types d’expression…)
    • le rythme (sommeil étant besoin n°1 !)

 

« Les adultes ont oublié qu’ils avaient été des enfants. »
(Antoine de Saint-Exupéry)