Chrétiens, où en sommes nous ?

Chrétiens, où en sommes nous ?

Mais qu’est-ce qui nous arrive ?

Un constat : en 1994 lors des premières lois sur la bioéthique, un grand nombre de chrétiens s’étaient mobilisés pour défendre la vie et demander à ce que l’embryon soit reconnu comme un être humain à part entière dès la conception. En juillet 2004, une loi a été votée par seulement quelques députés pour autoriser la recherche sur l’embryon, mais qui a réagit ? Très peu de monde.

En 1998, nombreux étaient ceux qui ont manifesté leur désaccord face au PACS. Des associations ont même été créées pour résister à cette dérive de la société. En 2004, peu ont réagi face au premier « mariage homosexuel ».

2005 célèbre le sinistre anniversaire des 30 ans de la loi autorisant l’avortement. Le nombre d’enfants à naître tués par avortement chaque année en France est supérieur à celui des victimes du tsunami. Et pourtant bien peu sont aujourd’hui concernés par l’avortement et la protection de l’enfant à naître.

La pornographie dans les journaux,  dans les rues, préoccupait bien des chrétiens, qui sont intervenus avec succès auprès des maires pour interdire les affiches du minitel rose, ou dans les kiosques pour que la pornographie soit hors d’atteinte des enfants.

En 2005, internet fournit aux jeunes et aux hommes la pire des pornographies. Nombreux sont hélas les chrétiens qui tombent à cause de cela, et pourtant rares sont les parents qui en ont pris conscience et qui se protègent avec des logiciels appropriés.

Comment se fait-il qu’on ait pu changer le comportement des français sur la route aussi radicalement en seulement quelques années, et qu’on soit incapable de changer leur attitude face à la drogue ou au suicide qui tue plus de jeunes que la route ?

Qui a pris conscience de l’importance capitale que l’héritage chrétien soit reconnu dans la future constitution européenne face à la montée de l’Islam?

Les réformateurs avaient mis la Bible au centre de toute leur action, pour l’étudier, s’en inspirer, la traduire, l’imprimer, la propager. Aujourd’hui, même dans des cultes évangéliques, la place donnée à la Parole de Dieu diminue.

On pourrait multiplier les exemples.

Pourquoi ce qui, il y a encore quelques années nous choquait, est devenu acceptable au point que nous ne réagissons plus ? Si nous acceptons ce que hier nous refusions, est-ce vraiment parce que nous avons réalisé que nous nous étions trompés et qu’en fin de compte, ce n’est pas aussi grave ou mauvais qu’on le prétendait ?

Pas si sûr hélas. Car tout le monde est d’accord pour constater la détresse des jeunes, celle des adultes ou des personnes âgées, celle des familles brisées ou abandonnées. Le paradis promis par ceux qui ont voulu mettre l’homme et sa raison à la place de Dieu, s’est avéré une illusion. Au point qu’on entend de plus en plus parler de retour à la morale, du besoin d’enseigner le civisme, le respect, la tolérance, la solidarité, bref l’amour du prochain et le sens des responsabilités de l’homme sur terre.

Alors si ces choses ne nous ont pas apporté le bonheur, pourquoi les acceptons-nous sans vraiment réagir, sans avertir nos contemporains ou au moins nous en protéger ?

Plusieurs facteurs peuvent expliquer cette léthargie: comprendre ce qui nous arrive peut nous aider à ne plus être manipulés et séduits comme la masse.

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Sommes-nous manipulés ?

Pourquoi ce qui, il y a encore quelques années nous choquait, est devenu acceptable au point que nous ne réagissons plus ? Si nous acceptons ce que hier nous refusions, est-ce vraiment parce que nous avons réalisé que nous nous étions trompés et qu’en fin de compte, ce n’est pas aussi grave ou mauvais qu’on le prétendait ?

Pas si sûr hélas. Car tout le monde est d’accord pour constater la détresse des jeunes, celle des adultes ou des personnes âgées, celle des familles brisées ou abandonnées. Le paradis promis par ceux qui ont voulu mettre l’homme et sa raison à la place de Dieu, s’est avéré une illusion. Au point qu’on entend de plus en plus parler de retour à la morale, du besoin d’enseigner le civisme, le respect, la tolérance, la solidarité, bref l’amour du prochain et le sens des responsabilités de l’homme sur terre.

Alors si ces choses ne nous ont pas apporté le bonheur, pourquoi les acceptons-nous sans vraiment réagir, sans avertir nos contemporains ou au moins nous en protéger ?

Plusieurs facteurs peuvent expliquer cette léthargie: comprendre ce qui nous arrive peut nous aider à ne plus être manipulés et séduits comme la masse.

 

La confusion et le doute

« Le doute commence à s’installer, et on affirme notre désapprobation avec plus de retenue et moins de conviction. »

La désinformation est telle qu’on ne sait plus très bien faire la différence entre le bien et le mal. Lorsqu’on discerne clairement qu’une attitude est mauvaise, on peut réagir. Mais quand le doute s’installe, on hésite, notre raison nous commande d’attendre d’y voir plus clair, d’avoir plus d’informations avant de juger.

Et comme les événements se bousculent toujours plus vite et nous submergent, nous ne prenons plus le temps de réfléchir. Déjà nous sommes sollicités par une autre situation. Et la première est passée, sans que nous ayons réagi.

La technique est toujours la même pour désinformer l’opinion publique : la première étape est de lancer l’idée en remettant en cause une attitude jusqu’alors considérée comme bonne. Tout le monde est choqué et trouve cela ridicule. Le débat commence. Les médias s’emparent de l’affaire et donnent la parole à des prétendus experts qui démontrent alors le bien fondé de la nouvelle idée.

Le doute commence à s’installer, et on affirme notre désapprobation avec plus de retenue et moins de conviction.

Les médias continuent et en arrivent à ridiculiser les opposants qui sont finalement traités de conservateurs quand ce n’est pas d’extrémistes sectaires dangereux.

Enfin, certains commencent à enfreindre la loi en adoptant la nouvelle idée, et ces « martyrs » impressionnent au point que de plus en plus de gens ont pitié d’eux et prennent leur défense.

Les médias savent caractériser le sujet ou les opposants en utilisant les mots qui vont influencer la foule.

Les autorités sont dépassées par crainte d’être impopulaire, et la manipulation est terminée : le législateur est contraint, malgré lui, de changer la loi pour l’adapter aux mœurs du peuple.

Le lobby homosexuel utilise ces techniques pour manipuler l’opinion publique.

Par exemple, leur campagne publicitaire en octobre 2005 qui présentait deux homosexuels s’embrassant, étaient faite pour choquer et faire accepter l’homosexualité comme normale. Toute personne qui s’oppose à eux est immédiatement stigmatisée par les médias et accusée d’homophobie.

Ainsi celui qui n’est pas d’accord avec eux devient le méchant coupable à éliminer. Les homosexuels ont porté plainte contre la société qui a refusé de publier leur publicité et elle a du céder.

 

L’autodestruction de l’église

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« Quand les chrétiens règlent leurs différents dans l’église comme le fait le monde, c’est un signe que ce n’est plus l’église qui influence le monde, mais l’inverse. »

Sans se rendre compte, l’église s’autodétruit : de plus en plus de responsables, de missionnaires ou de bénévoles sont la cible de suspicions, d’envies et de calomnies de la part d’autres membres d’églises. Et comme ils ne s’y attendent pas du tout, ils sont vite déstabilisés par ces attaques, et finissent par abandonner leur vocation évangélique.

On est préparé à l’opposition du monde incroyant. Mais c’est beaucoup plus dur et décourageant de faire face aux critiques de chrétiens. Cela commence avec des paroles comme « je te partage cela sur untel comme un sujet de prière, es-tu au courant ?… ». on continue en prenant alors de la distance pour « réfléchir », en se désengageant des activités de l’église et cela finit par une cabale organisée dans l’ombre contre le pasteur.

Bien sûr, il est juste d’exiger que le pasteur soit intègre. Mais se servir des faiblesses de l’autre pour non pas l’aider à s’en sortir mais diviser l’église et pousser les serviteurs de Dieu à la porte, c’est ce qui détruit l’église.

Curieusement, c’est en général ceux qui refusent de prendre des responsabilités et de les assumer qui voient tous les défauts chez les autres et montent les intrigues.

Ces pratiques sont courantes dans le monde, au point qu’aujourd’hui beaucoup hésitent à prendre des initiatives ou des responsabilités pour le bien public, par crainte des représailles.

Mais quand les chrétiens règlent leurs différents dans l’église comme le fait le monde, alors c’est un signe que ce n’est plus l’église qui influence le monde, mais l’inverse.

 

La globalisation du mal

L’homosexualité, la pornographie, ou l’euthanasie ne sont plus des affaires nationales, mais une évolution globale du monde entier. Et cette globalisation du mal nous dépasse. Nous avions l’habitude d’intervenir auprès de notre député ou de notre marchand de journaux du quartier. Mais aujourd’hui, les lois se décident au niveau européen, les porno-trafiquants agissent au niveau mondial par internet ou la télévision par satellite. De plus en plus souvent, le pouvoir de décision échappe à ceux que nous avons élus. De sorte qu’on ne sait plus vers qui intervenir. Quand l’ennemi n’est plus localisable et à notre portée, la fatalité et la passivité s’installent.

 

L’individualisme

Face aux médias qui nous bombardent de nouvelles du monde entier, toutes aussi terribles les unes que les autres, nous ne sommes plus capable de les assumer et le danger est de se replier sur soi : on se construit alors un petit nid douillet, où on se protège en ne pensant qu’à sa famille ou à un cercle très restreint d’amis. Seul ce qui touche à mes intérêts ou mon plaisir peut encore me pousser à réagir.

La vocation du chrétien à parcourir le monde pour annoncer la bonne nouvelle et l’amour du prochain sont bien loin ! Quand on est dépassé par l’éducation de ses propres enfants, comment peut-on avoir encore la force d’aller au service des autres ? Et quand nous sommes occupés du matin au soir par les loisirs, la TV et la recherche de la satisfaction de notre plaisir, où pourrions-nous encore trouver le temps pour l’église ? Car le monde nous a influencé au point que nous sommes convaincu que nous serons anormaux si nous ne sommes pas comme les autres : juste préoccupés par notre moi.

 

La peur

Sous des formes multiples, la peur nous envahit : le chômage, le risque de manquer d’argent, d’être envahi par l’étranger, d’être tués par des terroristes ou encore emportés par une catastrophe naturelle. Et cela d’autant que la société refuse l’idée de la mort, et ne sait pas non plus gérer la souffrance. En Occident, les armes de la calomnie font des dégâts terribles. Par manque de temps pour vérifier les faits, un journaliste peut rédiger à partir d’une rumeur un article qui détruit un homme. Il ne risque plus rien. L’actualité du jour suivant fera oublier son erreur. Mais la personne qu’il a brisée, elle, ne l’oubliera pas. Cette peur d’être mis au banc de la société nous envahit et nous paralyse. C’est une tactique pour que nous ne prenions pas position par crainte d’être politiquement incorrect.

 

Quelle solution ? Le retour à la Bible

 

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Si les incroyants ont des raisons de désespérer, les chrétiens, eux, doivent être remplis d’espérance. Car Dieu n’a pas changé, il est toujours vivant, même si les hommes l’abandonnent.

La solution est de mettre la Bible au centre de sa vie. Non pas comme un livre d’histoire, mais comme un moyen par lequel Dieu nous parle, nous apprend à discerner ce que lui considère comme  bien et ce qu’il condamne. Par sa Parole, il nous délivre de la confusion, et nous garde d’être séduits ou manipulés. Jésus a répondu par la Parole de Dieu quand le diable l’a tenté au désert. Cela nous montre l’importance capitale pour nous de bien la connaître.

Si nous donnons une place centrale à la Parole de Dieu dans notre vie, nous saurons comment faire face aux problèmes dans l’église et Dieu pourra nous utiliser pour édifier et bâtir son œuvre au lieu de s’opposer à ceux qu’Il a envoyés vers nous.

La Parole de Dieu nous révélera qui est Dieu, son immense puissance, son plan pour l’humanité, l’histoire des hommes, et nous réaliserons qu’il aura le dernier mot, et que les puissances des ténèbres n’ont que le pouvoir permis par Dieu . La Parole de Dieu nous fait découvrir la grandeur de l’amour de Dieu pour l’homme pécheur, et sa capacité à non seulement pardonner, mais à rebâtir, restaurer, sauver les vies brisées par le péché.

Chrétiens, si nous revenons à Dieu, si nous confessons nos fautes, notre repli sur soi, ou nos craintes, il est fidèle est juste pour nous pardonner, et nous serons du côté du vainqueur !  En revenant à Lui, nous vivrons une relation personnelle et quotidienne avec Jésus-Christ, qui nous donnera le discernement dont nous avons tant besoin.

Le monde sans Dieu a prouvé qu’il finit dans une impasse. Alors cherchons la volonté de Dieu dans sa Parole, et réformons nos vies et nos familles pour lui obéir et être remplis de son Amour.

Nous ne serons plus à la dérive, mais solidement attaché à l’ancre. Tel était le thème d’une des dernières conférences internationales de CFT.

 

« Cette espérance, nous la possédons comme une ancre de l’âme, sûre et solide »
Héb.6 :19