Les médecines parallèles

Les médecines parallèles

« Car voici le jour de l’Eternel : il vient ! Ardent comme une fournaise !… Pour vous qui craignez mon nom, se lèvera le soleil de justice, et la guérison sera sous ses ailes ! » (Malachie 3 : 19-20).

 

Les médecines parallèles sont-elles dangereuses ?

En France, le choix du médecin est une affaire privée, mais parler des médecines pratiquées concerne tout le monde ! Certains chrétiens se posent sincèrement des questions sur les médecines parallèles. Sont-elles diaboliques ? Sont-elles dangereuses ? Selon les Ecritures, nous sommes appelés à exercer notre jugement sur le monde (1 Corinthiens 6 :2-3)  et à  discerner les esprits (1 Jean 4 :1-6) ; c’est une nécessité face à toutes les sollicitations souvent très séduisantes.

Bien des médecines dites parallèles sont clairement liées à l’occultisme. Par exemple, que penser de l’acupuncture qui s’inspire de la croyance chinoise (le Yin et le Yang, l’énergie vitale …) ? De la chiropractie inventée par un charcutier magnétiseur ? De la dynamique de groupe qui se fonde sur la « manipulation mentale » largement pratiquée par les sectes et les groupuscules religieux d’Orient ? Et que dire de l’homéopathie dont les remèdes ne contiennent pas de produit actif mais nécessitent une « dynamisation » ? Et le magnétisme où l’homme « devine » le mal par « passe » à distance (la main se situe à quinze centimètres du corps et vibre ou produit des picotements) ? Et  la sophrologie qui utilise « yoga » et « hypnose » ?…

 

Les médecines parallèles sont-elles fondées scientifiquement ?

La médecine traditionnelle ou allopathique est fondée sur la méthode expérimentale accompagnée par une démarche scientifique (hypothèse, expérimentation répétée, vérification). Elle répond aux besoins du corps et du psychisme de manière rationnelle. L’allopathie est critiquée parce qu’elle n’offrirait plus aujourd’hui un temps et une qualité d’écoute suffisants de la part des médecins …

Le fondement des médecines parallèles peut être au début éventuellement scientifique, mais en général son prolongement apporte une part importante de mélanges pseudo-scientifiques et les dérives adjointes. En fait, les médecines parallèles ou douces font appel au monde intérieur du patient voire au monde spirituel. Elles prétendent donc répondre aux besoins de l’âme en priorité (l’âme influencerait le corps en positif ou en négatif) en introduisant une dimension irrationnelle à sa pratique.

 

Pourquoi y a-t-il des médecines parallèles ?

Les années 60 ont vu venir le règne du matérialisme athée où toute notion spirituelle devait être éliminée. Cela a rendu l’homme de notre temps assoiffé de spiritualité. Comme vu précédemment, les médecines parallèles proposent une solution au niveau de l’être intérieur. L’homme alors sans vie de l’esprit est très facilement accroché ! Non seulement il sera soulagé des maux physiques, mais il gagnera une sérénité intérieure (son cœur désespérément vide sera rempli), et une manière de vivre équilibrée, alors, pourquoi ne pas essayer ?

Ensuite, les média mettent en valeur ces médecines en « matraquant » le public d’affaires médicales extraordinaires ! Les erreurs médicales (en médecine allopathique) font la Une des journaux, nourrissent les débats à la radio et à la télévision, etc. Enfin, l’homme ne craignant pas Dieu, de toute évidence, ne s’en remet pas à Lui, pour ce qui concerne la maladie ou la souffrance. Même le chrétien n’a souvent pas l’idée de demander la prière aux anciens de l’église (Cf. Jacques 5).

 

Les médecines parallèles parmi les chrétiens :

La pratique de ces médecines est présente chez certains chrétiens, et devient un sujet de trouble ou de dispute. Pour savoir si telle ou telle médecine est dangereuse, il faut d’abord observer un comportement responsable. Chacun d’entre nous n’a-t-il pas une conscience ? Ne doit-il pas l’utiliser concrètement plutôt que d’attendre des réponses toutes faites?

Notre rôle ici, en abordant ce sujet, n’est pas de dire aux chrétiens ce qu’ils doivent choisir mais d’apporter quelques « lumières » pouvant contribuer à leur réflexion personnelle.

Notre Dieu ne peut-Il pas nous accorder la sagesse et nous conduire ainsi vers le médecin et la médecine qui seront véritablement une aide et sans danger pour la Foi ?

 

Pour conclure

Pour conclure, revenons-en au verset de Malachie. Qui est notre référence à nous, chrétiens ? N’est-ce pas « celui qui vient », l’Eternel révélé dans la personne de Jésus-Christ ? N’est-Il pas notre Soleil de justice ? N’est-ce pas Lui qui a le pouvoir de nous guérir de tous nos maux avec ou sans médecin (Esaïe 53) ? N’est-Il pas notre Père qui sait comment répondre à nos besoins ? Allons vers Lui (l’Evangile rapporte l’attitude de cette femme qui avait une perte de sang depuis douze ans, et qui après avoir couru vers les médecins, s’est rendue vers Jésus qui l’a guérie !) et recevons de Lui le jugement, le discernement et la manière de nous soigner! N’est-ce pas pour cela qu’Il nous a fait don de son Esprit Saint ?